Management of hyperglycaemia of type 2 diabetes. Paradigm change according to the ADA-EASD consensus report 2018
Scheen, A.J.; Paquot, N.
Revue Medicale de Liege 73(12): 629-633
2018
ISSN/ISBN: 0370-629X PMID: 30570234 Document Number: 696528
Les recommandations pour le traitement de l'hyperglycémie du diabète de type 2 viennent d'être mises à jour en octobre 2018 par un groupe d'experts au nom de l'American Diabetes Association (ADA) et l'European Association for the Study of Diabetes (EASD). Elles tiennent compte des résultats des essais cliniques publiés depuis 2015, démontrant une protection cardiovasculaire (et rénale) avec deux classes de médicaments, les inhibiteurs des SGLT2 (gliflozines) et certains agonistes des récepteurs du GLP-1 (notamment le liraglutide) chez des patients avec maladie cardiovasculaire athéromateuse. Dès lors, en cas de contrôle insuffisant par metformine, l'ajout d'un de ces médicaments est privilégié en présence d'une maladie athéromateuse. S'il existe une insuffisance cardiaque ou une maladie rénale, la préférence est donnée à un inhibiteur des SGLT2, à condition que le débit de filtration glomérulaire soit suffisant (suprieur a 45-60 ml/min/1,73 m²). Chez tous les autres patients, le choix doit être guidé par l'objectif principal, fixé de commun accord avec le patient: réduire le risque hypoglycémique (gliptine, gliflozine, pioglitazone ou agoniste des récepteurs du GLP-1), favoriser une perte pondérale (inhibiteur des SGLT2 ou agoniste des récepteurs du GLP-1) ou limiter le coût (sulfamide, pioglitazone). En cas d'échec du traitement oral, la préférence pour le passage à un traitement injectable est désormais donnée à un agoniste des récepteurs du GLP-1 plutôt qu'à une insuline basale. Ainsi, d'une vue glucocentrique et métabolique prédominant dans les recommandations précédentes, un changement de paradigme est proposé, centré sur la prévention des maladies cardiovasculaires et de l'insuffisance rénale, dans une approche personnalisée du patient.